«100 jours du gouvernement de Jaroslaw Kaczynski, non ce n'est pas un lapsus. 100 jours de promesses non réalisées.» C'est au tour du parti PO (Plateforme civique) de faire la critique du gouvernement qui lui a succédé
Pour son leader, Grzegorz Schetyna, cette période a son «héros», le Ministre des affaires intérieures, Mariusz Blaszczak, symbole de 100 jours d'incompétence. Le Ministre, qui a révoqué le Commandant en chef de la Police au bout de deux mois d'exercice à peine, n'avait pas vérifié le passé de ce dernier. Or le Commandant fait objet d'enquêtes menées par deux procureurs différents. Ce mercredi, PO (Plateforme civique) déposera un vote de défiance à l'égard du Ministre.
A son arrivée au pouvoir, dans son discours d'inauguration, la Première Ministre, Beata Szydlo, a fait cinq promesses qu'elle s'est engagée à réaliser dans un délai de 100 jours: une baisse de l'âge de la retraite, un salaire/horaire minimum de 12 Zloty, 500 Zloty par enfant, des médicaments gratuits pour les seniors et une baisse d'impôt favorable aux petits revenus.
«Ils n'y sont pas arrivés, constate le chef du groupe parlementaire PO, Slawomir Neumann. Ils ont réussi à introduire le chaos et le sentiment de danger auprès des Polonais. Ils ont réussi à ébranler les fondements d'un Etat démocratique, d'un Etat de droit. Ils ont réussi à diviser les enfants polonais (...) en excluant 3 millions d'enfants.»
Pourtant, aussi étrange que cela puisse paraître, les promesses non tenues n'ont pas l'air de bouleverser la majorité des Polonais: 56% d'entre eux continuent à accorder leur confiance à Andrzej Duda (inchangé par rapport à janvier) et et 59% à Beata Szydlo (pourcentage inchangé également)...
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