Trois journalistes licenciées, trois autres qui s’en vont aussitôt en signe de protestation, le correspondant à Paris qui refuse de collaborer avec un média qui ne respecte pas la déontologie du métier. Sept professionnels de perdus en quelques jours, tel est le dernier bilan de la dictature du PIS au sein d’une télévision qui ne mérite plus sa qualification de service public et qui ressemble de plus en plus à celle que les Polonais ont connu aux pires heures du communisme.
Clairvoyante, la prestigieuse chaîne franco-allemande, ARTE ne s’y est pas trompée lorsqu’elle a rompu à la fin du mois de janvier sa collaboration avec la TVP ("Aucune nouvelle coproduction ne sera lancée tant qu'Arte n'aura pas l'assurance que la liberté d'expression, le pluralisme éditorial et l'indépendance de la télévision publique en Pologne sont garantis.", communiqué de la chaîne)

C'est à faire pleurer dans les chaumières sauf qu'on peut difficilement faire moins crédible. D'autant plus que la bonne réputation des journalistes en question n’a jamais été remise en cause jusqu’à présent (l'une d'entre elles travaillait à la TVP depuis 1997).
Quant au responsable “indirect” de toute cette affaire, des licenciements précédents (environ 60 en deux mois) et de tous les "bons" changements à TVP, il s’appelle Jacek Kurski et c'est le grand patron. Son obsession: dénigrer le KOD ( Mouvement de défense de la démocratie) et faire peur à ses membres en leur rappelant que sous les gouvernements précédents, la police tirait sur les manifestants. Un sujet sur ce dernier thème devait justement être mis à l'antenne samedi dernier mais les deux éditrices ne l'ont pas accepté...
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