"Submergeons la première ministre d'instruments auxquels il nous faudra peut-être recourir bientôt: des cintres en métal, des fers à tricoter, des pinces, etc etc."
Cette initiative d'une étudiante de Poznan a déjà des très nombreux adeptes. Car la situation est grave et les femmes en ont pleinement conscience. Si la loi conçue par les évêques polonais devait effectivement entrer en vigueur, aucune interruption de grossesse ne serait plus tolérée, même pas dans des cas de viol ou de danger pour la mère et l'enfant.
Il n'y aurait plus d'examens prénataux, devenus forcément inutiles puisque le diagnostic du médecin ne servirait plus à rien. Et les avortements devenus illégaux seraient punis par des peines de prison allant jusqu'à cinq ans.

Les premières manifestations contre le projet de loi de l'Episcopat commencent demain devant le Parlement à Varsovie et devant d'autres institutions de l'Etat dans plusieurs villes polonaises. Elles sont organisées par le parti extraparlementaire Razem. Nul doute qu'elles seront très rapidement suivies d'autres car il s'agit de faire vite en alertant l'opinion publique avant le début de la récolte des signatures.
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